HISTOIRE DE DEUX AMIS…

 

deux amis sur la plage conte sur le pardon
Tyler Nix via unsplash

C’est l’histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment donné, ils se disputèrent et l’un d’eux gifla l’autre.

Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :
AUJOURD’HUI, MON MEILLEUR AMI M’A DONNÉ UNE GIFLE.

Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans laquelle ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva.

Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre :
AUJOURD’HUI, MON MEILLEUR AMI M’A SAUVÉ LA VIE.

Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda :
– Quand je t’ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi ?

L’autre ami répondit :
– Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l’effacer. Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer.

APPRENDS A ÉCRIRE TES BLESSURES DANS LE SABLE ET A GRAVER TES JOIES DANS LA PIERRE. 

 

 

Le pardon selon Jean Monbourquette :

 

Tant que votre pardon n’arrive pas à une sorte de paix intérieure, de paix émotive, le pardon n’est pas complet. Dans le pardon intégral, il y a un élément de guérison. Avec le développement des sciences humaines, on ne peut plus passer à côté de cela. Dans ma démarche, il y a l’élément de guérison, l’élément de pardon intérieur et l’élément de réconciliation. Il ne faut pas échapper à aucune de ces parties-là, le moins possible afin que ce soit complet. Le but du pardon, c’est la paix intérieure. Vous saurez que vous avez pardonné à quelqu’un quand en pensant à cette personne, vous n’éprouverez pas de ressentiment.

Quand vous pardonnez, c’est pour acquérir la paix intérieure et ultimement pour libérer l’offenseur de sa dette. Quand vous pardonnez vraiment, il y a quelque chose de changé dans l’univers qui va faire qu’éventuellement votre offenseur pourra se convertir. Mais vous n’avez pas de pouvoir sur l’autre personne.
Vous avez le pouvoir sur vous, le pouvoir de vous guérir et celui de vous libérer, d’avoir la paix, et le pouvoir de prier pour l’autre personne. Il y a quelque chose de très égoïste dans le pardon ; c’est très altruiste, mais en même temps, c’est très égoïste. En effet, en pardonnant vous atteignez une qualité de vie extraordinaire.
[..]

 

Jean MONBOURQUETTE (1933-2011), prêtre et psychologue canadien.
Conférence donnée à la Paroisse de St Germain l’Auxerrois.

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